Classement des pierres semi-précieuses les plus portées

Découvrir le classement des 10 pierres semi-précieuse les plus portés dans le monde de la bijouterie.

En quête d’une alternative éthique et éco-responsable aux diamants, les amateurs de bijoux se ruent ces dernières années sur la moissanite, une pierre artificielle très brillante et étincelante. Aujourd’hui, de nombreux couples le préfèrent pour la confection de leurs colliers et de leurs bagues de mariage ou de fiançailles. La raison est que cette gemme est très solide et résiste parfaitement aux affres du temps comme l’oxydation et la perte d’éclat. De plus, elle offre un prix très bas pour une matière aussi précieuse.

L’une des pierres naturelles les plus portées par les femmes, la pierre de lune est aujourd’hui très recherchée aussi bien en lithothérapie qu’en joaillerie. Elle offre différentes couleurs et des reflets sublimes. Outre sa beauté, cette gemme est appréciée pour ses vertus sur le plan spirituel et physique. Les bijoutiers l’utilisent aussi bien pour la monter sur des bagues que sur les bracelets ou pendentifs. C’est également une pierre relativement économique. Nous allons parler aussi de la Turquoise qui est une pierre bleue fine utilisée depuis des siècles pour la fabrication de divers bijoux, dont les bagues, les bracelets et les colliers. Elle fait partie des gemmes onéreuses avec le diamant et le rubis du fait de sa rareté, mais également de sa qualité. C’est une matière première parfaite pour la composition de pièces précieuses bien qu’elle ternisse ou change de couleur dans certaines conditions. Dans le sixième paragraphe nous parlerons de la labradorite qui est une pierre fine qui possèdent un jeu de couleurs très captivant. Son spectre de couleurs va du gris au vert-foncé, en passant par des nuances claires, bleutées ou plus foncées. On l’utilise très souvent pour fabriquer des bagues, des boucles d’oreilles, des bracelets et des colliers. Au-delà de son esthétisme, cette pierre offre de nombreuses qualités du point de vue de la pratique thérapeutique.

Sommaire:

Dans ce top liste nous allons parler de la pierre de rhodochrosite qui est davantage connue en lithothérapie qu’en bijouterie-joaillerie, la Rhodochrosite est une pierre ornementale au même titre que l’agate, le jade et le lapis-lazuli. Translucide et généralement rose, elle sert en partie à la sculpture d’objets et à la décoration. On trouve aussi de plus en plus de bijoux composés de cette gemme, dont les bagues, les bracelets et les boucles d’oreilles. Au-delà de ses propriétés esthétiques, elle est appréciée pour ses bienfaits sur le corps et l’esprit. Les caractéristique de l’obsidienne sera au programme de ce top liste. Dans le domaine de la bijouterie et de la joaillerie, on connait tous le diamant, le saphir, le rubis, l’émeraude, l’or, l’argent ou encore les perles. Mais on sait en revanche peu de choses sur des pierres fines comme l’obsidienne. De couleur noire, verte ou marron, ce minéral fait davantage beaucoup parler de lui dans la littérature fantastique grâce à ses pouvoirs réels ou supposés. Néanmoins, on l’utilise de plus en plus dans la fabrication d’ornements divers comme les bagues, bracelets, colliers et boucles d’oreilles. Ces accessoires sont moins onéreux. Voyons ensemble la pierre dite « algue marine » du latin « aqua marina », qui signifie « eau de mer », l’aigue-marine est une variété de béryl transparente et de couleur bleu clair à bleu-vert. En raison de sa belle couleur et de sa dureté assez élevée, cette pierre fine jouit d’une grande popularité autant chez les joailliers que chez les amateurs de bijoux de luxe. Nous avons aussi La topaze qui est la pierre semi-précieuse la plus populaire et cela depuis l’Antiquité. Elle compose de nombreux bijoux de familles royales, dont les couronnes anglaise et portugaise. On s’en sert aussi pour composer les bagues, les bracelets et des boucles d’oreilles. Elle est appréciée pour sa large variété de couleurs à l’état naturel, ainsi que pour son aspect transparent ou translucide. Le grenat est une pierre semi-précieuse que l’on peut confonde avec le rubis par sa couleur rouge vif. Le grenat très prisée des joailliers pour sa large palette de couleurs, allant du jaune au rouge en passant par le vert et le noir. Nous découvrirons aussi le jade, qui est une pierre naturelle très dure, employée en ornementation et en joaillerie depuis plusieurs siècles en Chine, où elle symbolise la puissance impériale. Cette matière fascine autant par sa belle couleur que par ses vertus physiques et spirituelles supposées. Pour finir nous allons parler du zircon, la pierre qui ressemble avec la moissanite le plus au diamant. Contrairement à ce que l’on croit, la pierre zirconium est une vraie pierre. Aujourd’hui on ne la trouve plus à l’état naturel dans la joaillerie, elle principalement synthétique.

1-Tout découvrir de la pierre moissanite

Saviez-vous qu’il faut deux à trois mois pour composer une seule gemme ? La moissanite est une pierre artificielle très utilisée aujourd’hui en joaillerie pour la confection d’articles comme les bagues de fiançailles ou de mariage et les colliers. Elle doit son nom au premier prix Nobel de chimie, le français Henri Moissan, qui l’a découverte pour la première fois en 1893 alors qu’il examinait des échantillons de roche issus du cratère d’une météorite en Arizona. Comme le matériau est très rare dans la nature, il a cherché à le reproduire en vain. Après sa mort, des chimistes ont enfin trouvé une technologie pour le faire. De nos jours en laboratoire, on produit cette gemme essentiellement en laboratoire, notamment dans celui de la société américaine Charles & Colvard, qui en détenait le seul brevet jusqu’en 2016. Il faut en général deux à trois mois pour composer une seule pierre avec du carbure de silicium. Puisqu’elle est produite en laboratoire, la moissanite ne cause pas la destruction des sols et des forêts comme c’est le cas pour toute l’extraction minière. Sa production ne génère donc pas de cyanure et du mercure, des éléments chimiques très toxiques pour l’environnement. Par ailleurs, elle évite l’exploitation vile des travailleurs et les conflits armés autour des gisements. Ce matériau semble donc plus écoresponsable que le diamant auquel il ressemble énormément. En effet, la différence entre ces matières premières n’est pas visible à l’œil nu. Il faut effectuer un test à la loupe avec un œil avisé pour détecter le seul élément optique qui les différencie : la double réfraction.

Un spectre de couleurs splendide

La double réfraction consiste au ralentissement et la division en deux du rayon de lumière qui entre dans la pierre. Cela créé une double facette observable sous un certain angle. Comme son indice de réfraction est supérieur à celui du diamant, la moissanite présente une brillance et un éclat près de trois fois plus puissants. Cette pierre présente également plus de « feu », c’est-à-dire une intensité et une coloration plus importante que celles d’un diamant. Ce spectre de couleurs (jaune, gris, vert, etc.) donne au bijou plus d’étincelle et une extrême beauté. La moissanite typique a un ton similaire à celui d’un diamant de couleur K certifié GIA. On pourrait donc la ranger dans la catégorie des couleurs fancy « faint ». Côté solidité, le métal a une dureté de 9,5 sur l’échelle de Mohs. Ce qui est inférieur à celle du diamant, qui se classe tout en haut à 10. Mais, cette pierre est la deuxième la plus dure après le diamant devant la zircone et le saphir. Elle est donc extrêmement résistante aux chocs, aux rayures, aux frottements et aux griffures. Pratiquement inusable, son poids spécifique s’élève à 3.21. Pour ce qui concerne le carat, un spécimen taillé en rond d’un diamètre de 6.5 mm équivaut à 0.87 carat, contre 1 carat pour un diamant de la même taille.

Pour des bijoux transmis de génération en génération

Au niveau de la pureté, la moissanite est bien meilleure qu’un diamant car créée en laboratoire. En effet, les bijoutiers ont tout le temps d’en corriger les imperfections internes et externes avant de le commercialiser. Si elle se classe parmi les pierres fines précieuses, cette gemme est 85% moins chère que le diamant. Un morceau d’1 carat, par exemple, peut coûter 650 euros selon sa qualité, tandis qu’un diamant de même carat peut revenir à 5 000 euros. Voire plus quand celui-ci présente des formes originales. On comprend donc pourquoi elle est aujourd’hui une excellente alternative au diamant. De nombreux couples possèdent des bagues de fiançailles ou de mariage en moissanite. Ces joyaux peuvent se transmettre de génération en génération puisque le matériau est solide, durable et conserve son éclat dans le temps.

2-Tout découvrir de la pierre de lune

La pierre de lune est un minerai de la famille des feldspaths très abondante sur Terre. Cet adulaire est précisément une variété d’orthose, du groupe des silicates, sous-groupe des tectosilicates. Il doit son nom à sa ressemblance évidente avec la lune. En effet, on lui trouve un effet visuel semblable à celui de la lune en raison de la diffraction de la lumière sur ses couches ou lamelles. C’est un matériau mythique qui a occupé une grande place dans l’histoire, depuis l’Antiquité. Il fut un temps où les hommes le considéraient comme un objet de divination.

Un très beau reflet irisé argenté ou bleuâtre

La pierre de lune se compose de deux espèces de feldspath offrant une réfraction de la lumière ainsi que d’un effet optique d’adularescence. Il s’agit de la qualité physique qu’ont certains minéraux à présenter un reflet irisé argenté ou bleuâtre. Ces deux espèces sont l’orthose et l’albite. Entremêlées au début de la formation de la roche, ils se séparent ensuite en couches empilées alternées à mesure que le minéral fraîchement formé refroidit. L’effet d’adularescence provient de la dispersion de la lumière, dans de nombreuses directions, lorsqu’elle tombe entre ces deux couches. C’est ce phénomène durant la cristallisation qui donne à la pierre ses reflets argent et lumineux.

Une relative solidité et densité

Il existe différentes sortes de pierres de lune en fonction des couleurs et textures particulières. On a la pierre de lune blanche, bleu, crème ou beige opaque, jaune, orange, marron, gris ou noir et rose. Cette dernière roche est la plus rare. Mais les pièces les plus recherchées sont celles qui n’ont aucune connotation jaunâtre ou qui se présentent sous forme de cristaux purs. Il y en a aussi qui plaisent par leur éclat vitreux et nacré, parfois transparent, ainsi que par leur parfaite rondeur ou leur forme étoile. En termes de solidité, la dureté de ce matériau varie entre 6 et 6,5 sur l’échelle de Mohs et sa densité s’établit autour de 2,6. C’est donc une roche relativement dure. On l’extrait dans de nombreuses mines à travers le monde dont les principales se situent dans les pays suivant : l’Allemagne, l’Arménie, l’Australie, l’Autriche, le Brésil, le Canada, les États-Unis, Inde, le Kyrgyzstan, le Mexique, Madagascar, Myanmar, la Norvège, la Pologne, la Russie, le Sri Lanka et la Tanzanie.

Une matière première très abordable

En bijouterie, la pierre de lune est principalement utilisée pour monter des bagues, des bracelets, boucles d’oreilles ou des pendentifs, en raison de ses couleurs et reflets lumineux particuliers. Parmi les variétés les plus prisées figurent la pierre de lune blanche, rose, noire, orange, arc-en-ciel, « œil-de-chat » et « étoile ». Taillée en cabochon, cette gemme est souvent associée avec de l’argent ou du laiton doré. Elle est relativement économique comparée aux autres pierres précieuses. Selon sa qualité, son prix peut varier de quelques euros à atteindre plus de 150 euros le carat. Pour évaluer cette qualité, il faut prendre certains en compte. Il y a par exemple le degré de transparence, la couleur et l’effet optique.

Plusieurs bienfaits sur le corps et l’esprit

Par exemple, quand une pierre de lune est bien polie ou taillée et présente un aspect transparent à translucide avec couleur franche et chatoyante, plus effet optique visible d’adularescence, son prix se situe entre 15 et 50 euros le carat. Et quand elle est en plus sans inclusions visibles à l’œil nu, incolore à légèrement opalescent avec un superbe effet optique d’adularescence bleue, elle coûte plus de 50 euros le carat. Si vous achetez un bijou en pierre de lune, vous aurez bien fait d’autant que cette roche offre de nombreux bienfaits tant physiques que psychologiques. On pense notamment qu’il aide à la régulation des hormones, à la réduction des problèmes de peau et à la lutte contre l’anxiété ainsi que la tristesse. Par ailleurs, cette gemme diminuerait l’hyperactivité mentale chez l’enfant comme l’adulte, développerait l’intuition et favoriserait la prise de bonnes décisions.

3-La pierre turquoise, du bleu pur au vert et jaune

La turquoise est l’une des premières pierres extraites du sol par les êtres humains. Les hommes l’exploitaient déjà en Mésopotamie, il y a plus de 7000 ans. Dans les sociétés anciennes comme l’Égypte, la Perse et la Chine, elle servait d’ornement. Mais son nom actuel, nous vient du XVI siècle. A cette époque, on l’appelait « pierre turque » ou « pierre de Turquie ». Du fait de sa dénomination, on la confond souvent avec la turquénite, un minéral coloré artificiellement en bleu et moins chère. Ce matériau colorié est soit une magnésite ou une howlite. On peut déceler la supercherie en tamponnait la pierre avec de l’acétone. Une manœuvre qui révèle sa vraie couleur.
Pierre de turquoise de couleur bleue | 2022 © Toimonbijou.fr
La turquoise présente généralement des veines ou marbrures, aussi appelées « toiles d’araignée » en raison de leur forme. De système cristallin triclinique, cette pierre offre une couleur bleue due à la présence de cuivre et d’aluminium dans sa composition. Elle a été. Elle peut aussi arborer une teinte verte et d’autres tons à cause des impuretés de fer, de chrome et de vanadium présent dans le sol à la place de l’aluminium. On a en outre retrouvé des espèces jaunes, une couleur également due au mélange avec du fer. Il est ainsi possible de déterminer le type de terrain où le minéral se trouvait en fonction de sa couleur.

Une pierre relativement douce et plutôt faible

Grâce à ses tons, la turquoise se décline en trois grandes variétés dans la nature. Il y a d’abord la turquoise Kingman de couleur bleu clair avec des inclusions de cuivre aux couleurs jaunes, qui donne l’impression de représenter des planètes terre. Nous avons ensuite la turquoise pourpre et la turquoise de Tyrone, des variétés très rares possédant de belles inclusions. Toutes ces pierres ont une densité de 2,6 à 2,8 et une dureté située entre 5 et 6 sur l’échelle de Mohs. De ce fait, la turquoise est une pierre relativement douce et plutôt faible avec une porosité importante. Pour ce qui concerne son indice de réfraction (mesuré par une lampe à sodium à 589.3 nm), il s’établit entre 1.61 à 1.6519. Après plusieurs siècles d’exploitation et d’assèchement, on trouve aujourd’hui la turquoise principalement dans des zones désertiques et les régions infertiles. Notamment en Afghanistan, en Israël, au Mexique, aux Etats-Unis, en Turquie et en Iran. Dans ce dernier pays se situe le site qui produit les plus belles turquoises au monde. Il s’agit de Nishapur, dans le Nord-Est. On reconnait à ses pierres une très grande qualité et une couleur intense très recherchée en bijouterie-joaillerie. Il y a également des gisements de turquoise autour de la mer Rouge, en Chine et au Brésil sous la forme de petits filons dans leur gangue ou de petits rognons.

Des bienfaits physiques et psychiques

En bijouterie et joaillerie, on apprécie particulièrement les turquoises bleu ciel avec une clarté et une saturation moyennes. Cependant, tout étant une histoire de goût, de nombreux amateurs de gemmes et des adeptes de luxe préfèrent des variétés aux tons vert ou bleu-vert en raison de leurs inclusions. Du fait de sa rareté, la turquoise est très chère sur le marché à l’instar de pierres précieuses comme le saphir et l’émeraude. Les accessoires faits de cette matière affiche ainsi des prix élevés. Normalement, une pièce en turquoise à petit tarif doit donc être considérée comme un faux. Cependant un spécimen onéreux n’est pas forcément authentique. Approchez-vous donc des experts pour dénicher une pierre véritable d’autant qu’elle possède de nombreuses vertus au niveau physique. Elle a notamment la capacité de renforcer et revitaliser le système immunitaire ou de guérir les maladies infectieuses de l’œil. Cette pierre combattrait aussi les effets des intoxications et les maux de tête. Au niveau spirituel, elle aspirerait les énergies négatives et les pensées néfastes pour favoriser la positivité.

4-La rhodochrosite, une pierre d’un rose subtile

S’il y a des matières premières pas très connues en joaillerie, la rhodochrosite fait partie de celles-là. Il s’agit d’une espèce minérale composée de carbonate de manganèse, avec des traces de divers matériaux comme le fer, le calcium, le magnésium et le cadmium. Elle appartient à un groupe de minéraux isostructuraux, appelé groupe de la calcite, avec la magnésite, la gaspéite, la calcite et l’otavite. Parmi ses variétés et mélanges, on note la capillitite de composition ferro-zincifère, la cobalto-rhodochrosite et le ponite. Il ne faut pas la confondre avec la rhodonite appartenant à la catégorie des silicates et qui se différencie à l’œil nu par ses zonations noires.

Un retour sur la scène vers la fin du XVIIIe siècle

Du mot grec « rhodon » et khroma (ou « rose » et « couleur »), la rhodochrosite fut découverte vers le XIIIe siècle en Argentine durant l’époque précolombienne. Les hommes ont commencé à l’exploiter pour la première fois dans les mines de production d’argent et de cuivre de l’Empire Inca, au nord-ouest de ce pays. A cette époque, les Incas croyaient qu’elle était le symbole du sang de leurs anciens gouvernants. Après le déclin de l’Empire, les mines furent abandonnées et l’exploitation de cette délaissée. Mais, la rhodochrosite resurgit du sous-sol vers la fin du XVIIIe siècle. Et depuis, elle inspira des collections de bijoux remarquables pour devenir aujourd’hui une gemme très recherchée.

En forme de sphère ou de goutte d’eau

La Rhodochrosite est une pierre fine assez rare avec des tons allant du rose pâle au rose franc. Elle peut aussi présenter une teinte rose rougeâtre et des bandes blanches. Cette dernière couleur rougeâtre provient des impuretés comprises dans la pierre. D’un éclat vitreux, ce minéral a généralement la forme d’une sphère ou d’une goutte d’eau. Il se classe dans la catégorie des pierres ornementales ou décoratives. On l’utilise notamment pour monter les bagues de fiançailles ou mariages, les bracelets, les pendentifs, les boucles d’oreilles et même les colliers. Mais on peut difficilement la tailler en cabochon à cause de sa faible dureté, comprise entre 3,5 et 4,5 sur l’échelle de Mohs (qui va jusqu’à 10 avec le diamant). Sa densité est de 3,70 g/cm3 (ou 3,70).

Pierre nationale de l’Argentine

On rencontre la rhodochrosite en tant que gangue de filons, mais également comme produit du métamorphisme. C’est-à-dire comme résultat des diverses transformations subies à l’état solide par une roche sous l’effet de plusieurs facteurs dans la croute terrestre. De système cristallin rhomboédrique, la rhodochrosite se forme la plupart du temps dans des gisements de carbonate de manganèse contenant des traces de métaux comme le fer, le calcium, le cobalt, le magnésium et le zinc. Il existe actuellement d’importantes réserves de ce matériau, notamment en Roumanie, en Bulgarie, en France, en Russie et en Chine. Mais également en Afrique du Sud, au Gabon, aux Etats Unis, au Mexique, au Pérou et en Argentine. Ce dernier pays a choisi ce minéral comme Pierre nationale. On la connait là-bas également sous le nom de Rose de l’Inca, suivant une vieille légende locale.

Les vertus en lithothérapie

En matière de croyance, on croit que la rhodochrosite a des bienfaits sur le physique et l’esprit de la personne qui en porte ou en utilise. En lithothérapie, elle permettrait de désintoxiquer le foie et les reins et d’apaiser les ulcères de l’estomac. On pense aussi qu’elle régule le diabète et diminue les effets gênants de la sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson. Au plan spirituel, elle faciliterait la méditation et combattrait les crises d’angoisse, entre autres. Vous pouvez profiter de toutes ces vertus en acheter en ligne une pierre ou un bijou fait de cette matière. Elle coûte généralement entre 30 et 40 euros les 100 grammes.

5-Une pierre employée au cours de la préhistoire

L’obsidienne est une roche volcanique à l’aspect vitreux, constituée en grande partie de galets. Elle se forme à partir de coulées de lave acide (type rhyolite) très épaisses et riches en silice. Son nom proviendrait d’Obsius, un personnage de la Rome antique qui aurait fait part pour la première fois de l’existence de cette roche, en Éthiopie. Mais de nombreux linguistes pensent que son appelation dérive du latin « Obsidio » qui signifie « Cerné » en référence aux cassures de la pierre, qui forment des creux ressemblant à des cernes. Au cours de la préhistoire, ce minéral servait à la fabrication d’armes blanches et d’outils de coupe en raison de son caractère très compact et coupant. Ses arrêtes tranchantes et ses lames très fines sont dues à une structure cristalline. Les Anciens l’utilisaient aussi pour faire des miroirs, des objets d’art ou des amulettes. Aujourd’hui encore on s’en sert pour façonner des lames, mais également agrémenter des bijoux qui coûtent peu chers.

Les plus beaux spécimens au Mexique

De système cristallin amorphe, l’obsidienne a une dureté de 5 à 5,5 (comme le verre) sur l’échelle de Mohs et une densité de 2,4. Elle se forme sur de nombreux sites volcaniques ou dans les massifs, dont le Massif central français. Les principaux gisements se trouvent aux États-Unis et au Mexique, où ont été découvertes les plus magnifiques espèces. On trouve aussi d’importantes réserves au Pérou, au Japon, en Russie, en Turquie, en Indonésie, au Guatemala, en Islande, en Turquie, en Grèce, en Hongrie, au Kenya et en Arménie. Il y a en outre plusieurs gisements dans et autour des territoires insulaires comme les Iles de Lipari (près de l’Italie), de Milos au Sud de la mer Egée (en Grèce), de Gyali au large de Nissiros (Grèce), dans les Canaries, particulièrement sur l’île de Tenerife (Espagne), ainsi qu’en Sardaigne (Monte Arci).

Plusieurs tons observables

D’un aspect opaque à translucide, l’obsidienne présente une texture et un éclat vitreux. Elle peut avoir différentes couleurs en fonction de sa composition en hématite ou en magnétite. Cependant, les tons les plus courants sont le noir et le gris. La variété noire ne possède pas de reflets et n’a aucune nuance de teints. Cette uniformité fait qu’on la confond souvent avec la tourmaline noire ou l’onyx. L’obsidienne noire fascine les hommes depuis la préhistoire grâce à ses reflets et ses tons multiples, qui virent parfois au brun foncé, au violet, au rouge, au vert foncé et aux couleurs de l’arc-en-ciel. En plus de l’obsidienne noire, il existe plusieurs autres variétés, dont l’acajou, la fumée, l’argentée, l’œil céleste, le flocon de neige, la dorée et l’arc-en-ciel. On trouve même des obsidiennes nommées « mentogochol », spider web (« toile d’araignée ») et « mezclada » (mélange des deux précédents).

Illumination, sagesse, aura, etc.

En France, la Galerie de Minéralogie possède un disque inca en obsidienne. C’est le tout premier objet précolombien des collections nationales françaises. Un groupe de scientifiques français l’avaient trouvé en 1733 lors de l’ascension du volcan Pichincha, près de la ville de Quito, en Equateur. Cet objet mystérieux a une couleur noire élégante avec des reflets laissant voir des nuances ocre. Issu d’une sépulture inca, il offre un effet miroir qui laisse penser qu’il servait à des pratiques divinatoires. En lithothérapie, justement, on trouve à cette pierre des vertus spirituelles. La variété dorée, par exemple, ouvrirait la voie à la sagesse et à l’illumination. Pour ce qui concerne l’obsidienne acajou, elle serait source de vie car reliant l’homme à la Terre. L’obsidienne arc-en-ciel, elle, repousserait les attaques psychiques ou développerait la personnalité ainsi que l’aura.

6-La labradorite, pierre fine très recherchée

La labradorite est un minéral de la famille des feldspaths plagioclases, du groupe des silicates, sous-groupe des tectosilicates. C’est un minéral répandu car les feldspaths constituent le groupe de minéraux le plus abondant sur la croûte terrestre. Variété d’anorthite reconnue par l’IMA, cette pierre a été découverte par des missionnaires moraves en 1770 à Terre-Neuve-et-Labrador, une province canadienne dont elle tire son nom. Cependant, elle figure dans les légendes des anciennes tribus Inuits, un peuple autochtone de l’Arctique venu du Groenland, il y a 150.0000 ans.

Des reflets irisés et un large spectre de couleurs

La labradorite se compose essentiellement d’aluminosilicate de sodium et de calcium. Elle contient aussi des traces de fer, potassium et d’eau. Sur l’échelle de Mohs, cette pierre a une dureté de 6 à 6,5 et une densité de 2,70. Ce qui fait d’elle une matière agréable à travailler pour les joailliers. Complètement opaque ou transparente, elle a la particularité de posséder un jeu de couleurs à l’éclat métallique. On appelle cela l’effet Schiller ou l’adularescence, qui désigne la qualité physique qu’ont certains minéraux à présenter des reflets irisés, en raison des superpositions de couches. Les couleurs les plus fréquentes de labradorite sont le jaune, l’orangé, le vert blanc, le gris blanc et surtout le vert et le bleu. Mais certaines pierres peuvent présenter toutes les couleurs et les nuances de l’arc-en-ciel. Ce spectre est le fruit de l’interférence de la lumière à l’intérieur de la structure du minéral. Bien que fascinante par son aspect visuel, la labradorite ne fait pas figure de favorite en joaillerie. Elle compose très peu de pièces. En revanche, on retrouve plus d’articles faits de cette pierre dans la bijouterie.

Utilisée dans les espaces intérieurs et en bijouterie

Les principaux gisements de labradorite sont localisés au Canada, en particulier à Terre-Neuve-et-Labrador, son lieu de découverte, il y a plus de deux siècles. Aux Etats Unis, on exploite aussi des réserves comme celle de Lambtongue Mine (Baby Mine), dans le Comté de Josephine, dans l’Oregon. Dans ce lieu, on extrait essentiellement de la labradorite jaune claire. En France, on identifie les principaux gisements en Haute-Loire, Rhône-Alpes et dans les Midi-Pyrénées. Parmi les autres producteurs de ce minerai, il y a Madagascar (les carrières près de Bekily et Antsonamy), la Russie (dans la région orientale de la Sibérie), l’Ukraine et la Finlande. Une partie des gemmes issues de ces exploitations sert à des travaux d’intérieur dans le bâtiment. Mais, on connait surtout cette gemme pour son utilisation en bijouterie. En raison de ses différentes nuances, les bijoutiers sont souvent tentés de composer une labradorite avec l’assemblage de plusieurs pièces différentes. Certains laboratoires vont plus loin en fabricant des pierres synthétiques. Qu’elle soit naturelle ou artificielle, la labradorite peut-être taillée en cabochon et souvent facettée. On peut la sertir sur divers bijoux, dont les bagues, colliers, bracelets et boucles d’oreilles. On l’emploie aussi pour agrémenter les chevalières. Ces anneaux typiquement masculins étaient autrefois portés par les nobles, mais aujourd’hui elles ils sont vus aux doigts de tous les hommes car signe d’élégance et de leadership. Les articles en labradorite sont généralement moins chers. Par exemple, il faut compter environ 20 euros pour une bague. D’autres accessoires coûtent moins de 10 euros sur certaines boutiques en ligne. D’où un bon rapport qualité/prix par rapport à d’autres pierres précieuses.

Source d’énergie et d’inspiration

Notons qu’en lithothérapie, la labradorite procurerait de nombreux bienfaits à celle ou celui qui la porte. En effet, cette gemme soignerait divers maux physiques comme les troubles hormonaux et menstruels. Elle diminuerait aussi les douleurs à la tête par un simple frottement sur le front. Au niveau spirituel, la labradorite protègerait contre les énergies et les pensées négatives en formant une sorte de barrière. Enfin, cette pierre stimulerait l’acuité mentale et la créativité.

7-Zoom sur les perles de culture d’eau douce de Chine

Dans ce top liste des pierres semi-précieuse la perles de culture d’eau douce fait figure d’inopportun. Pourtant cette perle naturelle à toute sa place dans ce classement. Très convoitées et appréciées depuis toujours, les perles sont utilisées pour la confection de bijoux divers comme les bracelets, les boucles d’oreilles, les colliers et les bayas, armes de séduction mises autour des reins dans certaines cultures. Les perles les plus célèbres aujourd’hui sont incontestablement celles de culture d’eau douce de Chine. Ces merveilles se déclinent en plusieurs couleurs et niveaux de teintes. Ce qui fait leur charme et les rend irrésistibles aux yeux des amateurs de mode. Des incontournables dans le monde de la bijouterie et de la joaillerie, les perles sont aujourd’hui le symbole du glamour et de l’exotisme. On les voit sur les stars du monde entier lors de grands rendez-vous ou soirées. Ces matières chatoyantes ont une longue histoire avec la Chine, qui en est l’un des plus grands producteurs depuis presque toujours. En effet, déjà en 2350 av. JC, les Chinois offraient ces matières comme cadeaux, notamment dans la province de Che-Kiang, longtemps réputée pour ses grandes perles. Au fil des siècles, ils ont trouvé des techniques qui leur permettaient d’obtenir des produits plus raffinés et abondants. Cette culture des perles se fait dans des lacs et des rivières depuis plus de 700 ans.

Un maximum de trois ans pour l’élevage des mollusques

Pour composer leurs perles de culture à partir de mollusques, les producteurs d’antan utilisaient divers éléments. Parmi lesquels des chapelets de sphères de nacre, des fragments de métal ou des grains de plomb ou de sable ainsi que des figurines de Bouddha. Ils se servaient de bâtons de bambou à extrémité émoussée pour ouvrir légèrement les coquilles. Ils inséraient ensuite des noyaux ou Nucléus dans une petite ouverture créée entre le manteau et la coquille. Puis, ils retiraient les bâtons pour que les valves se referment sur les noyaux. Au fil du temps, les techniques se sont améliorées et diversifiées. Il faut en moyenne dix mois pour pêcher les mollusques et recueillir les objets qu’on y avait introduits. Ces corps étrangers se recouvrent de pellicules nacrées très minces qui rappellent l’aspect des perles. Plus longtemps on laisse les mollusques dans l’eau et plus belles sont les perles produites. Mais, le temps maximum de culture ne doit pas dépasser 3 ans afin de produire de magnifiques matières.

Des couleurs et des nuances pour faire la différence

Aujourd’hui les plus grands producteurs de perles de culture sont les Chinois. Depuis 1970, ils dominent le marché international grâce à la qualité de leurs produits et les coûts relativement bas. Hors Chine, d’autres entreprises produisent en masse des perles d’eau douce, mais de qualité moyenne et parfois médiocre. La plupart d’entre elles utilisent 10 espèces différentes de mollusques, dont les rondes, semi-rondes, les ovales, les cerclées, les gouttes et les boutons. Quant aux couleurs et nuances, il y a également une large variété : blanc, gris, jaune, bleu, rose, crème, abricot, lavande etc. D’où la quasi impossibilité de trouver deux perles absolument identiques. On observe ces tons en regardant sur les bords et au centre de la perle.

Objets de séduction et de protection

Les perles d’eau douce de Chine sont à l’honneur dans de nombreuses vitrines européennes. Elles se signalent aussi de plus en plus sur les boutiques en ligne, qui les commercialisent à des prix vraiment abordables. Ce qui permet aux jeunes filles de s’offrir de jolis bijoux avec un petit budget. Mais attention à ne pas se faire avoir. Pour reconnaitre de vraies perles d’eau douce, il faut les frotter doucement sur la partie tranchante de votre dent. Si vous sentez un léger crissement et les aspérités, il s’agit de perles authentiques. Aujourd’hui, les demoiselles peuvent s’acheter facilement des bagues, boucles d’oreilles, bracelets, colliers et même des bijoux de corps en perles de culture. On parle notamment des bine-bine africains ou bayas. C’est un ensemble de collier de perles utilisées par les femmes africaines pour orner leur hanche. Certaines d’entre elles l’utilisent pour danser pendant les fêtes ou pour susciter le désir car ce sont des objets de séduction. Cette parure a plusieurs autres objectifs comme la protection et la santé. La plupart des jeunes filles portent de nos jours ce genre de bijoux car très tendance. Ils sont devenus des éléments essentiels de la garde-robe de toutes fashionistas.

8-Tout savoir sur l’algue marine

Elle peut être sertie sur des bracelets, des chevalières et des bagues de mariage ou de fiançailles. C’est d’ailleurs le cadeau idéal pour fêter les 23 ans de mariage, qu’on appelle Noces de béryl.

Employée pour la confection des boules de cristal

Espèce minérale du sous-groupe des cyclosilicates et du groupe des silicates, l’aigue-marine appartient à la grande famille des béryls (du grec ancien beryllos, « pierre bleu-vert »), souvent considérée comme la mère des pierres fines. L’utilisation de cette pierre remonte à l’Antiquité. Pendant leurs voyages maritimes, les Grecs et les Romains le portaient, croyant qu’elle les protégeait des désastres de Poséidon, dieu de la mer et des océans. Au Moyen-Âge, les médiums s’en servaient également pour confectionner leurs boules de cristal car elle a une grande clarté et transparence. Mais ils croyaient surtout qu’elle possède des propriétés de clairvoyance qui les aidaient à lire l’avenir. Dans plusieurs autres civilisations, on attribuait à ce minéral des vertus de guérison, notamment contre les empoisonnements alors courants.

La plus grosse pierre à ce jour découverte au Brésil

Comme la plupart des béryls, l’aigue-marine a une dureté élevée de 7,50 à 8 sur l’échelle de Mohs. Sa densité, elle, peut aller de 2,68 à 2,91. Composé d’aluminium, de cuivre, de silice, de béryllium et de fer, ce minéral se trouve à l’état brut sous forme de cristaux prismatiques de forme hexagonale avec une fracture irrégulière et conchoïdale. Il se rencontre souvent dans les pegmatites granitiques et sur tous les continents. Les principaux gisements se situent cependant au Brésil, où la plus grosse aigue-marine du monde a été extraite dans les années 1980. Baptisée le « Dom Pedro », cette merveille de 10 363 carats et de forme d’obélisque loge aujourd’hui au Smithsonian National Museum of Natural History (Washington) qui l’a reçue en don. On trouve aussi des gisements aux États-Unis, en Russie, au Sri Lanka, au Myanmar, au Pakistan, à Madagascar, au Mozambique, au Nigéria, au Kenya, en Namibie, au Zimbabwe et en Zambie. Ce n’est pas une liste exhaustive. En France, les réserves sont localisées dans le Tarn, les Midi-Pyrénées, en Auvergne, dans l’Allier, le Limousin et en Bretagne.

Différentes variétés selon l’origine

Transparente et d’un éclat vitreux, l’aigue-marine affiche une couleur bleu clair à bleu-vert, selon l’angle d’observation. Mais les joailliers apprécient particulièrement son ton bleu lagon, dont la profondeur dépend du niveau de fer dans la structure de la pierre. On peut le constater pleinement à la lumière des chandelles. Cette gemme peut aussi parfois laisser voir un phénomène optique « œil-de-chat » ou « étoile ». Quelle que soit sa teinte, elle ne présente généralement pas d’impuretés même à la loupe. En revanche, elle offre des inclusions quand elle a atteint une certaine taille. Sa pureté se détermine par la quantité et la disposition de ces inclusions minuscules. Toutes ces caractéristiques permettent l’existence de différentes variétés désignées par leur origine. Il y a notamment l’aigue-marine de São Domingos (Brésil), de de Santa Teresa (Brésil) et de Bauchi (Nigeria). Les deux premières sont très appréciées en bijouterie-joaillerie pour leur couleur bleue claire pastelle et bleu lagon.

La provenance pèse dans le prix

Taillée en cabochons, l’aigue-marine peut être sertie sur des bagues, des chevalières, des colliers ou des bracelets. Grâce à sa stabilité et sa résistance, cette gemme permet aux bijoux de rester belle au fil du temps surtout quand elle a des tailles ronde, ovale, poire et trillion qui font ressortir le mieux son éclat. On pense que l’aigue-marine montée sur une bague de mariage ou de fiançailles apporte bonheur et joie dans les couples. C’est d’ailleurs la pierre que l’on offre pour les 23 ans de mariage, les Noces de béryl. Elle symbolise ainsi la fidélité et l’attachement. Au-delà du couple, l’aigue-marine aurait des vertus physiques comme la capacité de soulager les douleurs, de réduire la dépression et les problèmes de peau. A l’instar de toutes les autres gemmes, son prix se calcule en fonction de différents facteurs comme le carat, la masse, la taille, la couleur et la pureté. On fixe aussi souvent le prix selon la provenance car les spécimens de certaines régions sont plus appréciés que d’autres. Les tarifs se situent souvent entre 50 et 500 € sur certaines boutiques en ligne.

9-Que sait-on de la topaze ?

Les plus grands créateurs de bijoux comme Van Cleef & Arpels ou Tiffany & Co. Ont mis en lumière la beauté de cette gemme dans leurs collections originales. Découvrez-la sous toutes ces facettes.

Un flou sur l’étymologie de la pierre

La topaze est une espèce minérale de la famille des silicates et du sous-groupe des nésosilicates. Cette pierre fine à la forme d’un losange peut contenir des traces de fer, de chrome, de magnésium et de titane. Elle se forme fréquemment dans les pegmatites et les veines quartzeuses de haute température. Sous l’effet d’une altération hydrothermale, elle se cristallise et se transforme en silicate d’aluminium très pur contenant du fluor dans les cavités. Souvent de très grande taille (plusieurs dizaines de kilogrammes), ces cristaux parfaitement délimités se retrouvent dans les rivières et les sédimentations fluviales suite à l’éclatement des massifs granitiques. L’étymologie de la topaze n’est pas très nette. Selon certains spécialistes de la minéralogie, le nom de cette pierre pourrait venir du mot sanskrit (langue ancienne de l’Inde) « Tapaz » pour « feu ». D’autres pensent qu’elle tire d’une île grecque de la mer Rouge, l’« Île Saint-Jean », autrefois appelée « Zabargad » ou « Topazios ». Mais ce bout de terre n’a jamais produit de la topaze. On y trouve que le péridot. Il est possible que les premiers scientifiques sur cette île aient confondu les deux minéraux, qui se ressemblent beaucoup. D’ailleurs, la topaze désignait aussi toutes les pierres jaunes ou brun doré comme la citrine.

L’orange, la variété la plus appréciée

La topaze a un éclat vitreux avec une rayure blanche. Quoiqu’ayant une dureté élevée (8 sur l’échelle de Mohs), cette pierre se fracture facilement car elle contient de petites fissures. Ce qui la différencie du quartz ou du béryl. Ce défaut rend le travail des tailleurs difficile, qui décide généralement de ne pas les tailler. Aussi, elle se dissout lentement dans l’acide sulfurique chaud et devient trouble sous une longue exposition de chaleur. Cette gemme transparente ou translucide possède toutefois de nombreuses qualités. D’abord, elle présente une large variété de couleurs à l’état naturel en raison d’une très faible substitution de l’aluminium de la structure cristalline par du chrome, du fer ou encore du cobalt. On a notamment le rouge orangé, le jaune pâle, el bleu, rouge vif, violet et rose. Traitée artificiellement par irradiation, la topaze bleue est la variété la plus vendue au monde. On l’appelle Sky blue. Quand le bleu est léger, elle porte le nom de Swiss blue et quand la couleur est bleu foncé c’est le London blue. Cette variété atteint son sommet de beauté quand on la combine avec de l’or blanc et des diamants. La couleur la plus appréciée reste en revanche l’orange avec des tons de rose. La célèbre et très convoitée « Topaze impériale » offre cette teinte découverte pour la première fois en Russie au XIXème siècle. Mais les plus rares sont les « rouge cerise » (Sherry) et les violettes. A l’inverse, les jaunes sont les plus communes.

Se marie parfaitement avec l’or et l’argent

Malgré toutes ces belles couleurs, la variété incolore garde toute sa beauté. On l’utilise souvent comme matière première pour la création en laboratoire de topazes de couleur bleue. Parmi les autres spécimens on peut relever les topazes blanche, glacier, coucher de soleil, fushia, raisin, écume, Kiwi, rayon de lune et caméléon. En bijouterie, ces pierres se montent sur des pendentifs, des bagues, des chevalières, des bracelets et des boucles d’oreilles. Elles se marient parfaitement avec l’or, l’argent, le diamant, le saphir et l’émeraude. Ces gemmes sont très appréciées des artisans et des amateurs de bijoux de luxe pour leur beauté et leur capacité à conserver leur belle apparence. Les pierres vendues en France viennent principalement du Brésil, en particulier des mines de l’État du Minas Gerais. Le Brésil abrite le seul gisement de topaze impériale connu au monde, dans les alluvions d’Ouro Prêto, où la topaze la plus célèbre, la « Braganza », a été trouvée en 1640. Il y a aussi des gisements de topazes du Pakistan, en Russie (dans les montagnes de l’Oural), en Sibérie (dans les alluvions autour de la rivière Urulga et des environs de Nerchinsk), au Sri Lanka, en Ukraine, en Namibie, en Afghanistan, en Mongolie, en Australie, en Norvège, au Zimbabwe, au Nigeria et aux Etats Unis (Texas).

10-Zoom sur le grenat

On peut monter le grenat sur des bijoux comme le pendentif, le collier et le bracelet ou l’utiliser comme pierre roulée ou brut. Elle magnifie le look autant qu’elle procurerait certains bienfaits physiques et psychiques comme l’énergie, la joie de vivre et la prospérité. Allons à la rencontre de ce minéral déjà très en vogue dans la Rome antique.

Autrefois imitation du diamant

Du latin « Granatus », porteur de graines (comme la grenade), le grenat désigne une famille de minéraux du groupe des nésosilicates. Ils sont formés de tétraèdres isolés (c’est-à-dire non reliés entre eux) partageant des sommets, constitués par des atomes d’oxygène identiques. Sa structure cristallographique élargie inclut le vanadium, l’aluminium, le germanium, le gallium et le fer. Le terme grenat englobe une variété de spécimens de composition intermédiaire (solution solide) entre le type gadolinium-gallium et le type d’yttrium et d’aluminium (YAG). Dans les années 1970, cette dernière espèce a été utilisée comme pierre précieuse synthétique et comme imitation du diamant en raison de son indice de réfraction assez élevé. Aujourd’hui on lui préfère largement la zircone cubique considérée comme plus réaliste. Le grenat YAG servait aussi comme milieu amplificateur dans les lasers une fois dopé avec du néodyme (Nd3+).

L’abrasif historique

Il y a d’une part des grenats classés dans la catégorie des pierres fines en raison de leur qualité et d’une certaine rareté. Et d’autre par des variétés non gemmes. Celles-ci font l’objet d’une plus grande utilisation car beaucoup moins rare que le saphir ou le rubis. Ils servaient autrefois à graver divers autres matériaux comme les agates, les jaspes et l’ivoire. Sous forme de poudre abrasive, cette pierre servait aussi à dégrossir et polir à moindre coût ces mêmes matières. C’était l’abrasif historique de référence après les corindons, moins communs. De nos jours, on l’utilise aussi sous forme synthétique pour des applications magnéto-optiques.

Un large spectre de couleurs

Dans la famille des grenats, il existe différents types de pierres suivant les différences optiques et de couleurs. On a ainsi le pyrope (de couleur rouge), l’almandin (rouge sombre au violet rouge), la rhodolite (du rouge clair au pourpre rosé), la spessartine (orangé à brun orangé), la grossulaire hessonite (rouge orangé à cuivre doré), la grossulaire (vert très pâle souvent opaque) et la démantoïde (vert très vif). Tous ces tons sont dus à la présence de divers éléments chimiques comme le vanadium pour le vert, le chrome pour le jaune, le titane pour le noir et le saphir pour le bleu. Mais la couleur habituelle du grenat est le rouge, avec parfois une nuance brune ou violette. Due à la présence de fer dans sa structure, cette couleur d’origine ne se révèle qu’à la lumière naturelle. Seul le bleu ne fait pas partir de sa palette de couleurs. Par ailleurs, le grenat a indice de réfraction de 1,73, d’où sa capacité à briller et à refléter énormément la lumière comme le diamant. En outre, il a une dureté élevé (7 à 7,5 sur l’échelle de Moh) et une densité moyenne de 3,62 à 3,87.

Des pierres taillées dans différentes formes<

Si à une certaine époque les grenats se taillaient seulement en cabochons, aujourd’hui ces pierres se taillent selon de nombreuses formes grâce à leur solidité. Cependant, les bijoutiers préfèrent davantage les formes brillantes telles que le rond, l’ovale, la poire et le triangle pour faire ressortir tout l’éclat de la gemme. En termes de couleurs, les bijoutiers recherchent généralement les nuances les plus intenses bien que le choix des tons relève de la subjectivité. Ils montent la plupart du temps le grenat sur les bracelets, colliers et pendentifs. On peut obtenir ces joyaux à 40, 30 voire 20 euros dans les boutiques en ligne. Il est possible aussi d’acheter des pierres brutes. Celles-là coûtent plus chères. En France, il existe une industrie joaillière du grenat depuis le milieu du XIXe siècle en Roussillon. Cependant, les principaux gisements de grenat se situent au Brésil, en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande, aux Etats Unis, à Madagascar et en Tanzanie. On trouve quelques mines en Allemagne, en Italie et au Kenya.

11-Tout savoir sur le jade

Aujourd’hui incarnation du cœur, de l’esprit et de l’âme, elle est montée sur des bijoux à forte portée sentimentale comme les bagues de mariage et de fiançailles. Elle peut être aussi sertie sur des bracelets, des boucles d’oreilles et des colliers pour sublimer la beauté de la femme.

Des utilisations diverses dans les temps anciens

Le jade est une pierre naturelle composée essentiellement de néphrite, un silicate de calcium et magnésium du groupe des amphiboles (assez commun), ou de jadéite, un silicate de sodium et aluminium du groupe des pyroxènes (plus rare et considéré comme plus précieux). Elle tire son nom de l’espagnol « piedra de ijada », littéralement « pierre du flanc », en référence à son utilisation par les peuples mésoaméricains pour guérir les maux de reins et les coliques néphrétiques (dont la douleur irradie les flans) mais aussi pour éloigner les mauvais esprits. Il y a 8000 ans de cela, la pierre de Jade s’utilisait déjà en Chine pour confectionner de petits objets d’art. Les Chinois la polissaient aussi pour fabriquer des armes telles que des haches et des pointes de flèche car cette pierre est dure et possède une grande résistance au choc. Ils la considéraient comme une pierre sacrée au même titre que l’ivoire. Seuls les tombeaux des élites pouvaient contenir des objets en jade. On pensait que ces défunts accèderaient ainsi à la réincarnions ou à la résurrection. Aujourd’hui elle symbolise seulement le pouvoir absolu et la dignité impériale. Elle a été révélée en Europe à la fin XVe siècle par des Portugais installés à Canton et par des conquistadors espagnols.

Trois variétés selon les couleurs

Sous son nom unique, le jade désigne en réalité trois minéraux distincts pouvant avoir une apparence et des propriétés assez semblables. Le premier, le jade jadéite, offre plus de dureté (7 sur l’échelle de Moh). Plus rare, on le considère comme plus précieux. Le second, le jade néphrite, est plus répandu et moins solide (6 sur l’échelle de Moh). Quant au troisième, le kosmochlor, il se rapproche davantage de la jadéite par ses caractéristiques physico-chimiques. Toutes ces matières ont un système cristallin monoclinique, une densité qui va de 2,8 à 3,3 et un indice de réfraction de 1,660. Les principaux gisements se trouvent au Guatemala, aux Etats Unis, au Mexique, au Japon, en Birmanie, au Kazakhstan, en Chine, en Russie, en Nouvelle-Zélande et au Canada. L’archéologue du paysage Pierre Pétrequin a également découvert une dizaine de réserves de jadéite dans les Alpes italiennes, à proximité du mont Viso, en 2003. Ces gisements alpins ont été exploités au Néolithique pour la fabrication de haches de prestige en pierre polie.

L’antigorite, le faux jade

Les trois types de jade se différencient par leurs couleurs. La jadéite peut avoir un ton bleu, rouge, blanc, mauve, jaune, mais également de vert pâle à vert intense à cause des sels de chrome que contient la pierre. Quant à la néphrite, elle peut être blanche à vert foncé, parfois brune, gris-bleue ou même de couleur noire en raison des sels de titane qui compose sa structure. Notons que le jade bleu-vert contient des sels de cobalt et le jade rose, des sels de fer et de manganèse. Il ne faut surtout pas confondre le jade véritable à l’antigorite. Ce faux jade est une serpentine colorisée pour imiter le jade comme le zircon imite le diamant. Il est beaucoup plus commun et moins cher. Aussi, plait-il pour sa tendresse, donc sa facilité à se laisser tailler. On peut agrémenter divers bijoux avec le jade, dont la bague, la chevalière, le bracelet, le collier et la bouche d’oreilles. Actuellement, le jade ne coûte pas plus de 1 euros le gramme. Toutefois, le prix de chaque pierre est estimé individuellement par les marchands, les bijoutiers et les maisons de vente aux enchères. De nos jours, on fait davantage du jade une pierre d’investissement, particulièrement le jade impérial de Birmanie considéré comme celui qui offre un meilleur placement.

12-Tout savoir sur le zircon

Le Zircon est une pierre semi-précieuse autrefois utilisée comme substitut du diamant en cas de teinte incolore. Sa diversité de couleurs (bleu, jaune, vert, rose, orange, rouge, etc.) en fait aujourd’hui une matière de choix dans la bijouterie et dans la joaillerie. Elle sert à confectionner divers articles de luxe, notamment les boucles d’oreilles, les bagues, les bracelets et les colliers. Cette gemme plait aussi énormément par son éclat et son feu intenses qui lui confèrent une brillance extrême.

L’un des plus anciens minéraux sur Terre

Le zircon est une espèce minérale de la famille des silicates et du sous-groupe des nésosilicates. Elle est relativement présente en inclusions dans des roches métamorphiques comme les granites, les pegmatites, les gneiss et les syénites. On la trouve aussi dans les sédiments transportés et charriés par l’érosion. Son nom proviendrait de l’arabe zarqun qui veut dire « cinabre » ou du persan zargun, combinaison de « Tsar » et « Gun » qui signifie « doré ». Cette étymologie apparait dans l’anglais jargoon, qui désigne des zircons de couleur claire. Cette allusion à une couleur dans ces termes est très trompeuse puisque cette gemme présente une grande variété de tons. Une des premières pierres découvertes par les hommes, le ziron apparait dans la Bible à plusieurs reprises sous son ancien nom Hyacinthe, notamment dans le livre de l’Apocalypse. Mais les plus vieux spécimens jamais datés à ce jour remonteraient à 4.4 milliards d’années en arrière, soit 150 milliards d’années après la formation de la planète Terre. D’après les fouilles archéologiques, les humains exploitaient déjà le zircon il y a plus de 2000 ans. Le matériau avait diverses applications, comme aujourd’hui. En effet, il servait à la fabrication des céramiques et du carrelage, mais également à la création de moules et de plaquettes de frein. En outre, il est utilisé comme sable de fonderie contre de très fortes températures.

Une forte biréfringence et un bel effet de mosaïque

Le zircon constitue aussi et surtout une matière première pour les bijoutiers et joailliers en raison de ses propriétés anti-abrasives et sa brillance comparable aux diamants. Mais, par-dessus tout, on apprécie ses belles couleurs naturelles que sont le bleu, le jaune, le vert, le rouge, l’orange, le rose, le noir, le brun et le blanc (incolore). C’est ce dernier qui ressemble le plus au diamant, tandis que les spécimens jaune, rouge et bleu sont les plus communs dans la nature. Toutes ces pierres se caractérisent par leur forte biréfringence, c’est-à-dire par leur capacité à diviser en deux faisceaux les rayons lumineux qui les traversent. Ce phénomène créé un effet optique de doublage des arêtes suivant l’angle de vue et la taille de la pierre. Il donne aussi une plus grande profondeur et un très bel aspect mosaïque. Par ailleurs, les zircons se singularisent par leur feu et leur lustre, ainsi que leur transparence et leur brillance. D’une dureté de 7.5 sur l’échelle de Mohs, ces matériaux sont souvent taillés en différentes facette ronde, ovale, poire, radiant ou marquise. Montés sur des pierres taillées en cabochon, ils peuvent offrir un reflet chatoyant ou « œil de chat » sublime, particulièrement pour les bagues de mariage et fiançailles. Ils sont d’autant intéressants qu’ils offrent une dizaine de variétés à l’état naturel. Par exemple, on a des zircons cannelle, safran, bicolore, rose, canari, chocolat, vert et orange de Mashewa. Ce dernier provient de la province du même nom en Tanzanie. Outre ce pays, on trouve la plupart des zircons, aux États-Unis, en Inde, en Australie, en Afrique du Sud, au Cambodge, au Nigeria, au Sri Lanka et à Myanmar, entre autres.

Ne pas faire d’amalgame entre les homophones

Notons que le zircon n’a rien à voir avec la zircone (ou zircone cubique) et le zirconium. Cette pierre, qu’on appelle également silicate de zirconium, existe dans la nature dans les anciens gisements de sable minéral lourd. Or la zircone est un sous-produit de ce dernier. Celle-là se fabrique en laboratoire, même si on peut aussi la trouver dans l’environnement sous forme de minéral baddeleyite. C’est elle qu’on appelle diamant synthétique ou faux diamant. Enfin, le zirconium est lui aussi un dérivé du zircon via un processus complexe de dissociation chimique. Ce produit chimique rentre en compte dans la fabrication des cosmétiques, des revêtements de papier ou encore des catalyseurs.

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